Avoir l’impression de toujours devoir faire plus : un coach peut-il aider à relâcher cette sensation ?

Beaucoup de personnes vivent avec une pression intérieure constante : faire plus, mieux, plus vite. Même lorsque les objectifs sont atteints, même lorsque la journée est remplie, une sensation persiste : ce n’est jamais assez. Cette impression diffuse ne disparaît pas avec le repos, ni avec les réussites. Elle semble intégrée. Dans ce contexte, une question se pose légitimement : un coach peut-il aider à relâcher cette sensation de devoir toujours faire plus, sans renoncer à l’engagement ni à l’exigence personnelle ?

Comprendre ce qui se cache derrière le « toujours plus »

Une pression intérieure plus qu’une charge réelle

La sensation de devoir faire plus ne correspond pas toujours à une charge objective excessive. Certaines personnes très occupées ne ressentent pas cette pression, tandis que d’autres, avec des contraintes comparables, vivent une insatisfaction permanente.

Cela indique que le problème n’est pas uniquement externe. Il s’agit souvent d’une pression intérieure, d’une exigence auto-générée qui continue d’agir même lorsque rien ne l’impose concrètement.

Le coaching s’intéresse précisément à cette pression invisible, souvent plus épuisante que les tâches elles-mêmes.

Quand « faire plus » devient une norme interne

Pour beaucoup, faire plus n’est plus un choix conscient, mais une norme implicite :

  • être utile en permanence
  • ne jamais relâcher l’effort
  • anticiper plutôt que subir
  • ne pas décevoir

Avec le temps, cette norme devient automatique. On ne se demande plus s’il est nécessaire d’en faire autant. On se sent simplement obligé de continuer.

Le coaching aide à rendre cette norme visible, afin qu’elle puisse être questionnée.

Pourquoi cette sensation est difficile à relâcher seul

La peur de perdre quelque chose en ralentissant

Relâcher le « faire plus » peut provoquer une inquiétude immédiate : peur de devenir moins performant, moins fiable, moins reconnu. Derrière la pression se cache souvent une peur de perdre une place, une valeur ou une sécurité.

Cette peur n’est pas toujours consciente. Elle s’exprime à travers une agitation constante, un besoin de prouver, ou une difficulté à s’arrêter sans culpabilité.

Le coaching permet d’explorer cette peur sans chercher à la nier ni à la combattre.

Le piège de l’auto-renforcement

Plus on fait, plus on est sollicité. Plus on répond présent, plus on devient indispensable. Ce cercle renforce l’idée qu’il faut continuer ainsi.

En parallèle, le corps et le mental s’usent, mais la personne ne s’autorise pas à ralentir. Elle attend un signal extérieur, qui ne vient souvent jamais.

Un accompagnement permet de sortir de cette logique auto-renforçante en réintroduisant de la conscience là où tout semblait évident.

Ce que le coaching peut réellement apporter

Mettre en lumière les moteurs invisibles

Un coach ne cherche pas à convaincre de faire moins. Il aide à comprendre pourquoi faire plus est devenu si nécessaire intérieurement.

Il s’agit souvent d’identifier :

  • ce qui est fait par engagement réel
  • ce qui est fait par peur ou par automatisme
  • ce qui est fait pour répondre à une attente supposée

En distinguant ces moteurs, la personne commence à retrouver une marge de choix.

Redéfinir ce qui est « suffisant »

Beaucoup vivent sans jamais définir ce que signifie « assez ». Le seuil de satisfaction se déplace constamment. Dès qu’un objectif est atteint, un autre apparaît.

Le coaching aide à clarifier :

  • à quoi je reconnais que j’ai fait suffisamment aujourd’hui ?
  • selon quels critères personnels, et non implicites ?
  • qu’est-ce qui mérite réellement mon énergie ?

Cette clarification est souvent libératrice. Elle permet de sortir d’une course sans ligne d’arrivée.

Relâcher sans renoncer à l’engagement

Faire moins n’est pas l’objectif

Relâcher la sensation de devoir faire plus ne signifie pas devenir passif ou désengagé. Le coaching ne vise pas un désinvestissement, mais un engagement plus choisi.

Il s’agit de passer de :

  • « je dois »
    à
  • « je choisis »

Ce déplacement change profondément la relation à l’action. L’énergie ne disparaît pas, elle se redistribue.

Ajuster l’exigence plutôt que la supprimer

Chez certaines personnes, l’exigence est une valeur forte. Le problème n’est pas l’exigence, mais son caractère constant et non modulable.

Le coaching aide à rendre l’exigence plus ajustable :

  • selon le contexte
  • selon l’énergie disponible
  • selon les priorités réelles

Cette souplesse permet de maintenir des standards sans s’épuiser.

Travailler la sensation, pas seulement le comportement

Le « faire plus » commence souvent à l’intérieur

Même lorsqu’on réduit certaines tâches, la sensation de devoir faire plus peut persister. Cela montre que le travail n’est pas uniquement comportemental.

Le coaching s’intéresse à la posture intérieure :

  • comment je me parle quand je m’arrête
  • ce que je ressens quand je ne fais rien
  • ce que signifie le repos pour moi

Changer cette relation intérieure est souvent plus déterminant que changer l’agenda.

Apprendre à tolérer l’inachevé

Une des grandes difficultés pour relâcher la pression est l’intolérance à l’inachevé. Tout doit être bouclé, réglé, anticipé.

Le coaching aide à développer une capacité à laisser certaines choses ouvertes, sans vivre cela comme un échec ou une faute. Cette tolérance allège considérablement la pression mentale.

Les effets progressifs du relâchement

Une énergie plus stable

Lorsque la sensation de devoir faire plus diminue, l’énergie devient plus régulière. Il y a moins de pics d’hyper-engagement suivis d’épuisement.

La personne se sent moins en lutte constante avec elle-même, même si elle continue à s’investir.

Une relation plus apaisée à la valeur personnelle

Beaucoup découvrent que leur valeur n’est pas uniquement liée à ce qu’ils produisent ou donnent. Cette prise de conscience ne se fait pas intellectuellement, mais par l’expérience.

Le coaching accompagne ce déplacement, sans chercher à imposer une nouvelle croyance, mais en permettant de vivre concrètement autre chose.

Ce que le coaching ne promet pas

Pas une disparition immédiate de la pression

La sensation de devoir faire plus s’est construite dans le temps. Elle ne disparaît pas du jour au lendemain. Le coaching agit progressivement, par ajustements successifs.

Pas une vie sans exigences

La vie restera exigeante à certains moments. Le coaching n’élimine pas les responsabilités. Il aide à éviter que l’exigence devienne permanente et indiscriminée.

Relâcher sans se perdre

Un coach peut aider à relâcher l’impression de devoir toujours faire plus en travaillant à la fois sur les mécanismes internes, les croyances implicites et la relation à l’action. Il ne s’agit pas de faire moins par renoncement, mais de faire autrement, avec plus de justesse.

Lorsque cette sensation commence à se desserrer, beaucoup découvrent qu’ils peuvent rester engagés sans être sous pression constante. Et c’est souvent là que l’action redevient plus libre, plus habitée, et paradoxalement plus efficace.

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